LAboratoire de Spectrochimie Infrarouge et Raman – UMR 8516
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Descriptif du sujet

Effets de la pollution atmosphérique sur le pollen allergisant – Comparaison entre l’exposition réelle des habitants de la région Hauts-de-France et les études de laboratoire
Encadrement : M. Choël, (. Nicolas, V. (PC2A)
Sujet : 

La littérature sur la pollution du pollen est abondante (Sénéchal et al., 2015)* et il est désormais acquis que les grains de pollen sont modifiés par la pollution atmosphérique. L’importance du rôle de la pollution atmosphérique sur l’allergie n’est pourtant toujours pas clairement définie ; il est en effet délicat de faire le lien entre les études de laboratoire fondamentales sur la pollution artificielle du grain et les études de terrain prélevant les pollens en atmosphère réelle.

L’objectif principal de ce travail de thèse est d’analyser finement l’état de pollution de pollens allergisants respirés par les habitants de la région Hauts-de-France.

Ce travail s’articulera en deux volets. Dans le premier volet, du pollen sera exposé en laboratoire aux deux polluants gazeux principalement observés en atmosphère urbaine : NO2 et O3 à différentes humidités relatives. Ce pollen artificiellement exposé sera analysé avec détails en multipliant les approches expérimentales : microscopie et cryomicroscopie électronique à balayage couplée à la spectrométrie d’émission de rayons X (MEB/EDX), techniques spectroscopiques vibrationnelles (Raman et infrarouge), microscopie à force atomique et chromatographie liquide et gazeuse. L’effet du gaz polluant et de l’humidité sur le pollen à l’échelle du grain individuel sera étudié in-situ par techniques de microspectrométrie Raman et infrarouge couplées à des cellules environnementales (LinkamTM et lévitation acoustique). L’influence des polluants sur la rupture du grain de pollen par exposition à l’humidité sera aussi considérée. Ces analyses doivent permettre de déterminer des indicateurs de la pollution à l’ozone et au dioxyde d’azote à l’échelle du  grain de pollen.

Dans le second volet, des collecteurs de pollen seront portés par quelques volontaires. Les pollens ainsi collectés pendant les périodes de pollinisation seront analysés selon les mêmes techniques que le premier volet pour rechercher les indicateurs de la pollution qui auront été mis en évidence. Cette comparaison nous permettra de déterminer l’état de pollution du pollen respiré en conditions réelles, ce qui d’après notre connaissance de la littérature n’a jamais été étudié selon ce protocole original.

Cette étude sera focalisée sur deux des pollens parmi les plus problématiques pour les habitants de notre région Hauts-de-France : le bouleau, l’un des arbres dont le pollen est le plus allergisant et la fléole des prés, une graminée également avérée comme extrêmement allergisante. Ce travail sera effectué en partenariat avec l’Association de Prévention de la Pollution Atmosphérique APPA qui est un acteur reconnu dans notre région sur la prévention des allergies et la surveillance des concentrations en pollens.http://pc2a.univ-lille.fr/fr/proposition-de-stages-theses-et-post-docs#effets-de-la-pollution-atmosph-rique-sur-le-pollen-allergisant-comparaison-entre-l-exposition-r-elle-des-habitants-de-la-r-gion-hauts-de-france-et-les-tudes-de-laboratoire